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Vendredi 13 mai 2005









par Bellule publié dans : Monoblog
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Jeudi 12 mai 2005
par Bellule publié dans : Ego démesuré (en collaboration avec ma môman)
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Jeudi 12 mai 2005
par Bellule publié dans : Ego démesuré (en collaboration avec ma môman)
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Mardi 10 mai 2005
par Bellule publié dans : Ego démesuré (en collaboration avec ma môman)
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Mardi 10 mai 2005

Elle l’aime. Elle l’aime de l’amour le plus tendre et le plus fidèle qu’ils aient pu connaître tous les deux. Mais il ne veut pas d’elle. Pourquoi ? Elle pense connaître la raison : Elle n’est pas assez bien pour lui. Mais finalement pourquoi serait-ce forcément elle, l’indigne de cet amour ?
Il ne l’aime pas, juste bien… C’est suffisant pour un câlin coquin de temps à autre quand elle peut faire la route jusqu’à son lit mais ce n’est certainement pas lui qui fera cette petite heure de route juste pour être en sa compagnie et il aura toujours une bonne excuse pour ça. Il semble très bien pouvoir se passer de la compagnie de cette jeune fille devenue femme. De toute façon, il trouvera très vite une fille « mieux » qu’elle. Elle n’est qu’un passe temps comme les autres. Certains lisent, d’autres retrouvent leurs amis, lui donne à cette demoiselle des rendez-vous impossibles.
Cette fois encore il lui dira qu’il a enfin trouvé l’âme sœur. Il a enfin trouvé une fille bien. Elle est comme lui. Elle est belle, elle, intelligente, elle le fait sourire et lui dit des « je t’aime » dès le premier soir en tête à tête. Mais encore mieux, elle ressemble à son ex. Celle qui l’a quitté pour une raison plus absurde encore que son obsession à lui de trouver un clone de cette ancienne dulcinée.
Une semaine plus tard il contactera celle qui l’aime pour lui dire qu’il est re célibataire… Encore une fois, celle qu’il avait croisée dans une fête et qui avait un petit cul sexy n’était pas sa dulcinée. Et elle, amoureuse, le consolera comme elle peut, encore une fois, en lui disant ce qu’elle aime chez lui. Pour un mec, être seul à 25 ans n’est pas dramatique… loin de là. Mais comment lui faire comprendre qu’il ne fait pas fuir les filles sans dire à un moment « moi je ne te fuis pas » ça serait une déclaration trop directe et c’est lui qui fuirait.
Alors cet amour, elle le range au placard car il est plus important pour elle de conserver un ami. Tout ce qu’elle veut au fond, c’est qu’il soit heureux même si c’est avec une autre. Elle a juste peur qu’il perde encore plus de plumes. Mais s’il en perd encore, elle sera là. Fidèle au poste n’importe quand. Il a une place privilégiée en elle. Elle se pliera en quatre pour lui venir en aide. Elle est prête à l’écouter, lui remonter de moral, essuyer ses larmes et même remonter ses manches s’il le faut. Elle fera tout pour qu’il soit au mieux de sa forme. Mais lui en ferait-il de même ? Fait-il attention à elle finalement ? Et si elle partait, lui manquerait-elle ? Toutes ces questions la hantent mais elle s’en fiche. Elle l’aime et le laisser serait être infidèle à cet amour qu’il refuse certes, mais qui est certainement le plus beau qu’on lui a un jour porté…

par Suzy Bellule publié dans : Textes
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Lundi 9 mai 2005

Voici une bien étrange sensation que la peur. Mais le plus surprenant reste notre comportement face à elle. A la fois, et c’est bien là la définition même de la peur, nous sommes terrorisés et l’envie d’être loin nous envahit mais en même temps, un autre sentiment arrive, peut être par masochisme : l’excitation. Et nous savourons cet instant de toute notre adrénaline et de tout notre courage. Nous nous surprenons à prier le ciel afin que rien ne nous arrache à cette cruelle solitude. Que rien ne nous rassure, que rien ne nous prouve qu’il n’y a aucun danger. Nous sommes seuls face à notre peur, il s’agit là de "notre" combat…

 

J’ai découvert cela cette nuit. Après un mois d’absence, je suis rentrée chez moi, dormir dans ma chambre, cet univers si familier. Seulement je n’ai pas trouvé le sommeil. Pour une mystérieuse raison, je fus prise par la peur.

Le visage enfouit sous la couette, je me protégeais du décor. Tous ces objets accumulés au fil des années, ces valises, cette affreuse lampe en forme d’éléphant, cette marionnette rose suspendue au centre de la pièce, ce vieux salon délavé éveillaient en moi ces peurs qu’ils m’avaient épargné durant mon enfance. Toutes ces babioles pleines d’histoire censées me réconforter étaient devenues mes ennemies, comme pour me punir de tant d’absence. Blottie au creux de mon lit, je n’osais sortir le visage, de peur de découvrir un quelconque mort-vivant puant et vert de putréfaction à mon chevet, regardant fixement et plein d’espoir le bord de la couette attendant d’y voir apparaître un bout de bras dénudé qu’il aurait pu, affamé, m’arracher violemment.

 

Et je mourrais de soif d’un dîner trop salé et trop arrosé. L’envie de boire devint vite un besoin pressant mais entre la porte, symbole de la paix du doux foyer en période de fêtes et mon lit, se tenait Jarod le vieux mannequin en bois et plâtre, fière trouvaille dans une arrière boutique qui, dans mon délire de cimetière déserté, allait évidemment se réveiller à mon passage, le regard vide et les dents couvertes de moisissure pour m’attaquer.

 

Rien de tout cela n’allait arriver, je le savais bien, mais à vingt et un ans, je découvrais enfin cette peur qui ronge les enfants de quatre ans à l’approche du coucher…

Les adultes ne comprennent pas. Mais il est là, sous le lit, le monstre infâme aux cheveux d’araignées et doigts de serpents. Ils sont affamés ces reptiles et seul dans son lit immense, l’enfant sait qu’il est l’unique repas réclamé. Les grands ne l’ont pas écouté, pourtant il sait, lui, que la lumière effraie ce monstre. L’obscurité sera donc son cercueil. Quand le monstre étendra ses longs bras pour l’embrasser, il ne criera pas. Plein de courage, il affrontera son destin comme un homme, sans appeler au secours. Car le monstre est bien trop puissant ! Ce ne sont pas deux malheureux adultes qui pourront l’aider. Alors pour les protéger de ce triste spectacle et pour éviter que le monstre ne les dévore, l’enfant se taira. Griffé, mordu, dévoré… Voilà ce qui l’attend d’ici les prochaines minutes alors il guette la respiration du monstre pour savoir s’il est proche ou non et c’est ainsi qu’à quatre ans l’on s’endort…

par Suzy Bellule publié dans : Textes
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Lundi 9 mai 2005






Une histoire en colaboration avec ma môman...
par Bellule publié dans : Ego démesuré (en collaboration avec ma môman)
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Dimanche 8 mai 2005
« Le pêcheur de femmes, c’est comme ça qu’ils l’ont appelé. Il les égorgeait avec du fil à canne à pêche. Ca se passait la nuit, dans un petit village situé dans une vallée non loin de la mer. La mer, qui d’ailleurs, est la seul source de travail pour ces habitants. Les hommes pêchent, les femmes vendent le poisson. Certains se sont spécialisés et entretiennent les bateaux, les vieux réparent les filets, certaines cuisinent les poissons avant de les vendre.
Ce village avait donc tout pour être heureux et vivre dans le calme. Vieillissant, oublié, mais calme.

Et puis cette affaire a éclaté. Un premier meurtre, pionnier d’une longue série. Un rôdeur qui tuait les femmes seules la nuit dans la rue, ce qui était chose fréquente étant donné qu’il n’y avait jamais eu le moindre signe de violence là-bas. Bon, il y avait bien eu l’histoire de Martial, le fils de l’aubergiste, qui avait tenté un peu violemment de séduire la serveuse de son père. Mais depuis il s’était calmé et plus personne ne parlait de cette erreur de jeunesse… Jusqu’à ce jour, ce matin où il la trouva devant chez elle, baignant dans son sang, égorgée pendant la nuit.
Evidemment, il était le suspect idéal. C’était lui qui l’avait trouvé et le seul à avoir eu, un jour, un léger différent avec elle. Il fut alors arrêté et conduit au commissariat de la ville la plus proche. Son père en profita pour le traiter de bâtard et clama haut et fort que sa femme, cette putain, l’avait eu avec un de ces clients de passage.
La journée reprit alors son cours normal et personne ne fit vraiment allusion à ce qui s’était passé, jusqu’au lendemain matin, lorsque Rose, la libraire, retrouva sa petite fille Catherine, allongée sur le bord de la fontaine qui jouait avec une eau rouge.
Martial fut alors relâché mais plus personne n’osait le regarder en face, comme s’ils le considéraient toujours comme coupable.

Une enquête fut ouverte. Les lieux furent examinés de fonds en combles, les habitants interrogés des dizaines de fois mais l’affaire stagnait. Un jeune inspecteur s’installa alors à l’auberge et commença à fouiner le passé de tout le monde.
C’est à ce moment là que je suis arrivée. Je voulais refaire ma vie à zéro, changer de travail, de maison, d’amis, de rythme… Rose me proposa la place de sa Catherine à la fois à la librairie et dans son cœur. Cette vielle dame avait besoin de s’occuper de quelqu’un pour se sentir exister et depuis la disparition de sa petite-fille, sa vie n’avait plus aucun but.
Sur le coup, j’ai trouvé cette proposition malsaine mais j’avais besoin de ce boulot et de ce toit, alors j’ai accepté de reprendre la vie de Catherine… »

Camille fit une pause. Une serveuse apporta un café et un chocolat. Son interlocuteur la regarda mélanger son sucre dans sa tasse sans trop savoir comment réagir à ce silence. Elle avait l’air calme, absente, comme si elle n’avait jamais commencé cette histoire.
Il croisa soudain ce regard, celui d’une femme effrayée. Elle avait besoin de parler de cette histoire qu’elle garde au fond d’elle depuis trop longtemps. Il osa alors une question : « Mais personne ne vous a parlé des deux meurtres ? Ils ne vous ont pas mis en garde ?
- Pas vraiment… Ils m’ont juste conseillé de ne pas traîner seule la nuit et de fermer la porte à clef. Etrangement, ils préféraient parler d’un voleur ou d’une bande de jeunes de la ville que d’avouer la vérité.
Remarquez, je les comprend. Le village était à bout de souffle. Les jeunes du village partaient à la ville et personne ne les remplaçaient. De plus, avec la disparition des deux filles, la moyenne d’âge du village venait de prendre une sacré claque. Du sang neuf était le bienvenu.

J’ai donc pris possession des lieux, une petite maison avec terrasse et jardin abandonné. Vue sur les dunes et la mer, aux premières loges des embruns. C’était le point de départ d’une nouvelle vie…

- Qui vous a mis au courant alors ? Comment avez-vous su ce qu’il se passait ?

- Oh deux personnes me l’ont dit. Ma première semaine ici, je n’ai jamais trouver une seule seconde pour faire la moindre course, même au marché de la grande place. Du coup je prenais mes repas à l’évadé, ce vieux bateau aménagé en brasserie. Je ne dirai pas que l’odeur du poisson avec mon café dès sept heures le matin me ravisse mais les prix ont su m’attirer dans ce monde de vieux loups de mer. C’est là que j’ai rencontré tout d’abord le commissaire Pontier qui a mis un certain temps, je dirai même plusieurs jours à oser m’adresser la parole… mais j’ai aussi rencontré, enfin, indirectement, Elsa.

- Elsa ? » L’homme semblait troublé… « Quelle Elsa ? je n’ai aucune Elsa dans mes dossiers… Mis à part, cette histoire de sirène inventée par un gamin du village… Je me suis renseigné, il n’y a jamais eu la moindre Elsa…

- Je vais vous couper tout de suite monsieur, répliqua Camille de sa voix la plus calme, Elsa existe vraiment. Je ne sais pas si c’est une sirène, une ancienne villageoise ni même un fantôme… Tout ce que je sais, c’est qu’elle existe, elle fait partie intégrante du village et tout le monde la connaît, ou la connaîtra. Seulement, Seul ce petit Bastien a osé parler d’elle en public.

- Mais alors qui est-ce ?

- Notre marraine la bonne fée, la confidente, l’oreille attentive, l’amie intime. Tout et rien à la fois. Elle a rendez-vous avec Bastien au coucher du soleil, sur le Rocher du Capitaine, sur lequel il s’assoit, attendant le retour du bateau d’Eric. Même s’il sait maintenant qu’il ne reviendra pas… Du moins entier…

- Eric… Son frère aîné, si je ne me trompe… Et vous alors, où l’avez-vous rencontrée ?

- Vous ne vous trompez pas, il était aussi l’amant de Catherine. J’ai rencontré Elsa chez moi. Je suis rentrée de la librairie, les bras chargés de livres et plats surgelés que Rose me prépare et elle était là, assise dans la cuisine, d’une beauté incroyable. Elle a le teint diaphane, ce qui fait contraste avec ses longs cheveux noirs et sa robe tout aussi sombre. Son visage est très fin, presque creux mais il n’en reste pas moins doux, de par ses yeux en amande et sa bouche pourpre. Ses mains ressemblent à un squelette sous cellophane, elle sont si blanches, fines et longues… Mais cet ensemble maladif est très beau. Cette femme est ravissante. Et se promène à pieds nus…

- Et que s’est-il passé ce jour là ?

- Aussi surprenant que cela puisse être, je n’ai pas eu peur. Une inconnue était dans ma cuisine, à son aise, mais je n’avais pas peur. J’avais même honte d’avoir traîné dans la rue à bavarder avec la voisine et d’avoir fait attendre mon invitée. Elle s’est levée, présentée et pendant que je rangeais mes affaires, elle a préparé un thé. Nous avons alors parlé tout le reste de l’après midi de ma situation, de la raison pour laquelle j’étais ici, des fantômes que j’avais laissé loin derrière moi, de cet homme que j’aimais, de la mort de celui-ci... Nous avons parlé de l’amour qu’Eric portait à Catherine ainsi que tout le mal qu’elle lui faisait. Puis elle m’a fait promettre d’être prudente, de ne pas suivre le chemin de Rose et Catherine si je ne voulais pas suivre aussi leur fin.

- Elle vous a raconté les meurtres ? » Il trépignait. Avait-il devant lui une folle croyant aux esprits mais sachant la vérité ? Allait-il enfin résoudre toute l’affaire ici, sur cette terrasse ?

« Non, mais je voulais lui demander ce jour-là. Malheureusement, un chat errant était entré dans mon salon et avait renversé le bocal du poisson. Quand je suis revenue dans la cuisine, un chat agrippé à la cheville et un poisson rouge piqueté de verre, entre la vie et la mort happant l’air à la recherche de la moindre trace d’eau… Elle était partie. Le poisson dans l’évier, je suis allée sur la terrasse libérer le chat et j’ai regarder le soleil se coucher. Elle était à son rendez-vous avec Bastien. »

XXX

« Que fais-tu là petit garçon ? Voilà plus de six mois que tu es là, assis sur cet étrange rocher à regarder l’horizon…

- Il va revenir. Il me l’a promis.

- De qui parles-tu ?

- Eric.

- Ton frère…

- Comment le savez-vous ? Qui êtes-vous ? Moi je suis Bastien, le plus petit mais le plus courageux du village, c’est Eric qui me l’a dit…

- Et il a raison. Je suis Elsa.

- Une sirène ?

- Si tu veux…

- Je vous ai vu arriver par la mer, vous étiez droite, marchant au fond de l’eau, mais vous n’êtes pas mouillée et vous n’avez pas de queue de poisson. Vous êtes méchante comme les autres sorcières ? Vous chantez au large pour attirer les pécheurs et les laisser se noyer ? »

Elle ne répondit pas. Son doux regard posé sur les cheveux de l’enfant, elle souriait face à tant d’innocence. Pourquoi l’océan avait-il été si cruel ? Dans le fond, Eric était impulsif mais gentil. C’était un bon frère, un amant fidèle, patient et indulgent. Il subvenait aux besoins de sa mère, payait l’école de Bastien, lui enseignait ce que son père, absent, n’avait pu lui apprendre faute de temps. Etait-il nécessaire qu’il quitte si vite ce monde ? C’était trop tôt, Bastien le savait. Alors il passait ses soirées à l’attendre, guettant l’horizon dans l’espoir de voir la frêle silhouette de son bateau.

XXX

Et pendant ce temps, un corps dansait dans les profondeurs, entouré de planches de bois et prisonnier de son filet. L’océan avait enlevé cet homme fort, se l’était approprié pour l’éternité. Il l’avait offert aux sirènes, ses charmantes filles, belles mais si sournoises…

Une main s’approcha, caressa ce visage figé à travers les mailles du filet. Au dessus, un bateau meurtri flottait vers les côtes… Camille se réveilla. C’était la troisième fois qu’elle rêvait de cet homme, si beau, endormis pour toujours…
par Bellule publié dans : Textes
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Dimanche 8 mai 2005
Attaque de panique : Période bien délimitée de peur intense caractérisée par la brusque apparition d'au moins quatre symptômes qui atteignent un point culminant en un laps de temps relativement court. (Mes plus fréquents : accélération du rythme cardiaque, tremblements, sensations de "souffle coupée", sensation de vertige, d'instabilité, peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou, paresthésies, frissons ou bouffées de chaleur) Et le plus frustrant, c’est de ne pas connaître les raisons de la crise…

Dernière en date : hier
par Bellule publié dans : Monoblog
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Samedi 7 mai 2005
Dans le néant de mon existence
Cette obsession passagère
Pour une ballerine de boite à bijoux
Errant dans mon wagon

D’un culot qui n’est pas le mien
Je l’ai suivie dans ce train
Etrange univers, la nuit au Québec
Qui se joue bien de nos habitudes

Blottie dans un compartiment vide
En l’absence de lumière
Elle me regarde avec l’insolente fierté
D’une jeunesse meurtrie

Tant de détresse dans ces courbes
Eveille en moi cet engouement
Pour la sensualité maladroite de ses 15ans
Cette douce animosité pleine de pudeur

Qui est prédateur, qui est proie
Ma violence domptée par sa tendresse
Le mensonge de ses je t’aime
J’aimerais pourtant y croire

Notre instant d’ivresse
Oubliant ce zoo qu’est la vie
Cette réalité qui nous attend
Au bout de ces derniers kilomètres
par Bellule publié dans : Textes
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